Genèse d’une Tradition
📜 Aux origines (1599–1626)
Fin du 16ème siècle, Châtelet est victime de plusieurs épidémies de peste. C’est ainsi qu’en 1599, une procession parcourt la cité en l’honneur de Saint-Roch, lui que la foi populaire tient pour le protecteur des malades et le guérisseur des maladies contagieuses. Ainsi, les Châtelettains associent le culte de Saint-Roch à celui de Notre-Dame de Rome dont les Dames de Soleilmont permettent que l’image pieuse séjourne dans la Ville, sa venue et son retour au monastère étant accompagnés par les notables mais aussi par les confrères en armes.
En 1626, l’épidémie est à ce point virulente que la population veut édifier une chapelle en l’honneur de Saint-Roch. Cette chapelle est bâtie à l’extrémité du Faubourg du Trieu, là où sont enterrées les victimes. « Chose étrange ! … la peste cesse immédiatement ses ravages ». Escorté par la Jeunesse en armes, le clergé vient y célébrer quatre messes par année et les journées se terminent par des réjouissances populaires. Ainsi naît une tradition !
⚠️ Crises et renouveau (1866)
Peut-être, va-t-elle connaître quelques éclipses sans jamais être totalement oubliée. C’est ainsi qu’en 1866, quand une dramatique épidémie de choléra frappe à nouveau les quartiers populaires, la ferveur pour Saint-Roch retrouve son éclat d’antan : – une potale est encastrée dans la façade d’une maison, à la Stralette, aujourd’hui appelée rue du Marché – des messes sont chantées dans la chapelle du Faubourg, – dynamisés par la Jeunesse, les Marcheurs défilent à nouveau dans les rues, groupés autour du « Drapeau de la Compagnie » portant le millésime 1867. Ainsi, la Jeunesse répartie en plusieurs associations représentant les quartiers de la Ville : le Centre – le Boubier – le Faubourg, devient l’âme et le moteur des Marches-processions, que ce soient la Marche en l’honneur de Saint-Roch ou celle dédiée aux saints Pierre et Paul devenue entre temps la Marche Saint-Eloi.
🎖️ L’évolution militaire
Fin du 16ème siècle, Châtelet est victime de plusieurs épidémies de peste. C’est ainsi qu’en 1599, une procession parcourt la cité en l’honneur de Saint-Roch, lui que la foi populaire tient pour le protecteur des malades et le guérisseur des maladies contagieuses. Ainsi, les Châtelettains associent le culte de Saint-Roch à celui de Notre-Dame de Rome dont les Dames de Soleilmont permettent que l’image pieuse séjourne dans la Ville, sa venue et son retour au monastère étant accompagnés par les notables mais aussi par les confrères en armes.
En 1626, l’épidémie est à ce point virulente que la population veut édifier une chapelle en l’honneur de Saint-Roch. Cette chapelle est bâtie à l’extrémité du Faubourg du Trieu, là où sont enterrées les victimes. « Chose étrange ! … la peste cesse immédiatement ses ravages ». Escorté par la Jeunesse en armes, le clergé vient y célébrer quatre messes par année et les journées se terminent par des réjouissances populaires. Ainsi naît une tradition !
🏭 Déclin et renaissance (1960–1961)
Nous sommes dans la seconde moitié du 19ème siècle et la « révolution industrielle » a provoqué à Châtelet une explosion démographique sans précédent. La population change, les nouveaux arrivants participent peu à ce beau folklore, même le clergé manque d’intérêt, et les Marches n’ont plus lieu qu’épisodiquement.
Toutefois, en 1960, quelques jeunes gens participent à la Sainte-Rolende dans le peloton des tromblons de Gerpinnes-Centre. Rentrés à Châtelet, ils décident de recréer une Marche.
Le 28 juin, ces promoteurs, auxquels se joignent des amis motivés par ce projet, forment un comité, choisissent un local et décident la date de la Marche qui sera naturellement dédiée à Saint-Roch.
Depuis 1961, chaque année, le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, la Marche Saint-Roch fait vibrer Châtelet aux sons des tambours et des fifres, des salves de mousqueterie et de tromblons, dans la plus pure tradition de ces manifestations typiques à l’Entre-Sambre-et-Meuse.
Chronologie de la Marche

Lors de la création de la Marche Saint-Roch en 1961, la compagnie était composée de sapeurs, grenadiers et voltigeurs-tromblons. Ceux-ci furent placés sous le commandement de l’officier Raoul Demierbe qui était aussi le président de la Marche Saint-Roch. Raoul occupa ces deux fonctions jusqu’en 1970.

En 1961 Jacques Jenquart, membre fondateur, constitue un peloton d'enfants lors de la première sortie de la Marche Saint-Roch, ce qui fut les prémices de la Jeune Compagnie créée en 1962.

Suite à la répartition de la marche en compagnies indépendantes, celle des tromblons fut donc dans l’obligation de s’adjoindre à une batterie. Jules Derenne de Villers-Poterie, en fut le premier tambour-major.

Dès 1965, le peloton des Grenadiers possède sa propre batterie et porte enfin le titre de 1er Régiment des Grenadiers à pied.

La compagnie des “tromblons” troqua le costume dit de second empire pour le costume du premier empire devenant ainsi la “3ème Compagnie des Artilleurs à pied”.

Dans le courant de l'année 1969, quatre hommes décident de former une association d'home et de revêtir l'uniforme de Gendarmes d'élite.
En mai 1971, les Gendarmes d'élite ont rejoins pour la première fois les rangs de la Marche Saint-Roch de Châtelet.

Création d'un peloton de Zouaves.

Les Zouaves deviennent les Sapeurs du Génie.

Les Sapeurs du Génie deviennent le 33ème Régiment d'Infanterie de Ligne.

1973, une poignée de copains dirige le comité Grenadiers et pour remercier certains membres assidus et ne pouvant plus créer de nouveaux postes d'officiers dans la compagnie, ils décident de mettre sur pied un nouveau peloton : Les Conscrits-Grenadiers.
En 1980, le louageur habituel ne sachant pas proposer
d'autres tenues se tourne vers une autre maison de location qui
dispose, elle, d'uniformes de chasseurs à pied. La chose est adoptée et le peloton est ainsi modifié dans sa tenue.

Création de la Compagnie des Vétérans par Alain Tournay, Henri Baumal et Paul Baumal.

C’est en mai 1986, le dimanche soir de la marche, que trois copains (Alain Blampain, Philippe Guilmin et Pascal Vandenberghe rejoints par après par Philippe Vandenberghe) eurent l’idée de créer un nouveau groupe.
En mai 1987, les Dragons de l’Impératrice ont rejoint pour la première fois les rangs de la Marche Saint-Roch de Châtelet entre le 33e Régiment d’Elite et les Gendarmes.
La Marche Saint Roch de Châtelet devient officielle "Royale"
Photo : Mons, 01/07/2010 - Reconnaissance Royale : René Gheys, Alex Dupanloup, Emile Louche, Jean-Marc Mauïen, Daniel Vanderlick (Bourgmestre), André Sainthuile (Président), Claude Durieux (Gouverneur), Henri Baumal, Yves Sellier, Roland Lambiliotte, Michel Lambot (Echevin du Folklore)
🧥 Uniformes et compagnies
Au début, les Marcheurs portent des uniformes du « Second Empire » mais à partir de 1964, les diverses Compagnies adoptent progressivement ceux du « Premier Empire ».
Depuis 1962, l’Harmonie Royale de la Marche Saint-Eloi, créée en 1852 pour accompagner la Marche patronale, partage les fastes de la Saint-Roch qui s’enrichit d’une « Jeune Compagnie ».
👥 Composition actuelle
Aujourd’hui, la Marche comprend : la Jeune Compagnie qui a l’honneur de porter et d’escorter Saint-Roch, suivie des Sapeurs et Tirailleurs-Grenadiers, des Grenadiers, des Chasseurs, des Vétérans, du 33e Régiment d’Elite, des Dragons, des Gendarmes, des Artilleurs. Ce sont neuf Compagnies, chacune entraînée par une batterie, totalisant quelque 700 participants.
