Historique

1961
Création de la MSR

Lors de la création de la Marche Saint-Roch en 1961, la compagnie était composée de sapeurs, grenadiers et voltigeurs-tromblons. Ceux-ci furent placés sous le commandement de l’officier Raoul Demierbe qui était aussi le président de la Marche Saint-Roch. Raoul occupa ces deux fonctions jusqu’en 1970.

1966

Suite à la répartition de la marche en compagnies indépendantes, celle des tromblons fut donc dans l’obligation de s’adjoindre à une batterie. Jules Derenne de Villers-Poterie, en fut le premier tambour-major.

1969

La compagnie des “tromblons” troqua le costume dit de second empire (képi et pantalon blanc) pour le costume du premier empire (shako, pantalon bleu et guêtres blanches) devenant ainsi la “3ème Compagnie des Artilleurs à pied”.

1970

Le comité sollicita André Sainthuile, ancien tambour-major de la Jeune Compagnie (1962-1963), pour composer une nouvelle batterie et prendre la place de Jules Derenne en tant que tambour-major de la Compagnie des Artilleurs. Il officiera ainsi pendant 35 ans, jusqu’en 2004 où il laissa la place à Philippe Lisen jusqu’en 2018. Depuis, c’est Thibaud Poty qui est le tambour-major de la compagnie.

1971

La compagnie fit l’acquisition d’un canon. Jean-Pierre Hoogstoel, autre membre fondateur de la marche, en devint le premier officier appelé “Lieutenant Chef de Pièce”. Il assurera cette fonction jusqu’en 1976 avant de devenir, l’année suivante, le capitaine de la Compagnie. Il occupera ce grade jusqu’en 1995.

1972

La compagnie se dota d’un drapeau peint par sa cantinière, Béatrice Delpire. Le premier porte-drapeau fut Robert Baurant et il y restera jusqu’en 1976.

1987
Inauguration du nouveau drapeau

L'actuel drapeau de la Compagnie des Artilleurs fût inauguré le 30 mai 1987 lors de la sortie de la Marche Saint-Roch. Il est entièrement brodé à la main.

Souvenir édité afin d'officialisé l'événement.

Détails du drapeau

Sur l'avant on peut y lire les inscriptions suivantes:
GARDE IMPERIALE
L'EMPEREUR
NAPOLEON
AU 3e REGIMENT
DES ARTILLEURS
A PIED

Sur le revers on peut y lire les inscriptions suivantes:
MARINGO . ULM
AUSTERLITZ . IENA
EYLAU . FRIEDLAND
ECKMUHL . ESSLING
WAGRAM . SMOLENSK
MOSKOWA
VIENNE . BERLIN
MADRID . MOSCOU

Fiche de présentation

Figures marquantes de la Compagnie

Les Présidents

Les Présidents

Raoul Demierbe : 1961 – 1970 Jean-Pierre Hoogstoel :1971 – 1995
Robert Baurant : 1996 – 1998
André Romain : 1999 – 2005
André Sainthuile : 2005 – 2008
Dominique Migeot : 2009 – 2019
Silvio Cordaro : depuis 2019

Les Capitaines

Les Capitaines

Raoul Demierbe: 1961 – 1970
Roger Whatelet : 1972 – 1976
Jean-Pierre Hoogstoel : 1977 – 1995
André Romain : 1997 – 2006
André Sainthuile : 2008 – 2012
Dominique Migeot : 2013 – 2018
Michel Duray : Depuis 2019

Les Tambour-majors

Les Tambour majors

André Sainthuile : 1970 – 2004
Philippe Lisen : 2005 – 2018
Thibaud Poty : Depuis 2019

Les Sergent-sapeurs

Les Sergent-sapeurs

Claude Ruelle : 1977 – 1992
Jean-Luc Meunier : 1993 – 2015 + 2017 – 2023
Francis Groez : 2016 - 2024 - 2025
Bernard Legrand : Depuis 2026

Les Major-montés

Les Major-montés

Patrick Maes : 1983 – 1988
Daniel Koch : 1989 – 1990
Roland Michaux : 1991 – 1994
Jean-Robert Ceulers : 1995 – 1997
Jean-Marc Wathelet : 1998 – 2004
Pol-Henri Gortebeke : 2005 – 2008
Laurent Grégoire : 2009 – 2011
Christophe Mathieu : 2014 – 2023

Les Portes drapeau

Les Portes drapeau

Jean-Marie Sente : 1983 – 1996
Jean-Pierre Leroy : 1997 – 1999
Guy Gerard : 1999 – 2024
Loïc Gerard : Depuis 2025

Les Lieutenants au canon

Les Lieutenants au canon

Émile Delescaille : 1977 – 1988 Théo Leroy : 1990 – 1994 Jean-Pierre Leroy : 1997 – 2004 André Sainthuile : 2005 – 2006 Aurélien Brandi : 2007 – 2017 Nicolas Hostens : Depuis 2018

Les Cantinières

Les Cantinières

Ginette Giunchi : 1962
Claire Delescaille : 1966
Béatrice Delpire : 1970 – 1974
Marie-Christine Demierbe : 1975 – 1980
Sonia Hoogstoel : 1981 – 1987
Nathalie Romain : 1988 – 1992
Déborah Falques : 1993 – 1994
Magali Gorez : 1995 – 1999
Mélanie Migeot : 2000 – 2006
WATHELET Virginie Wathelet : 2004 – 2009
Camille Migeot : 2010 – 2013, 2015 – 2016
Justine Bourtembourg: 2014, 2017 – 2023
Fanny Quinet : Depuis 2024

Les Infirmières

Les Infirmières

Rita Remy : 1976
Dorianne Gravy : 1976
Véronique Boulanger : 1977 – 1980
Christine Hastir : 1982
Chantal Baurant : 1984 – 1985
Christelle Giunchi : 1988 – 1994
Audrey Gosselin : 1995 – 1996
Catherine Wathelet : 1997 – 2003
Virginie Wathelet : 2004 – 2006
Mélanie Goemans : 2007
Gwendoline Francis : 2008 – 2015
Justine Bourtembourg : 2016 – 2019
Rachel Seghers : 2018 – 2023
Fanny Quinet : 2021 – 2022
Morgane Graux : Depuis 2024

Les Vivandières

Les Vivandières

Camille Migeot : 2009 – 2013
Justine Bourtembourg : 2014 – 2016
Claire Lisen : 2016 – 2023
Anissa Skouti : 2017
Rachel Seghers : 2018 – 2023
Fanny Quinet : 2021 – 2022
Morgane Graux : Depuis 2024
Anaïs Quinet : Depuis 2024
Flora Danois : Depuis 2024

Les Figures marquantes

Les Figures marquantes

André Sainthuile : Tambour-major de 1970 à 2004, président de 2005 à 2008, plus de 50 participations, membre d’honneur de la RMSR.
Victor Delacroix: Premier-tambour depuis 1970 et compte plus de 50 participations.
René Giunchi: 60 participations à la 60ème Marche Saint-Roch, membre d’honneur de la RMSR.

Historique et uniforme du 3ème Artilleurs

Le 3ᵉ régiment d’artillerie à pied est l’un des plus anciens corps d’artillerie de l’armée française. Héritier des unités royales, il entre dans l’ère napoléonienne déjà réputé pour la discipline de ses canonniers et la qualité de son tir. Sous l’Empire, il participe à toutes les grandes campagnes. En 1805, ses batteries jouent un rôle décisif à Austerlitz en soutenant l’avance des divisions françaises. L’année suivante, il se distingue encore à Iéna et à Auerstaedt, puis endure les combats meurtriers d’Eylau et contribue à la victoire de Friedland.

À partir de 1808, une partie du régiment est envoyée en Espagne, où il sert dans les sièges et les opérations contre les guérillas, un service particulièrement éprouvant pour l’artillerie à pied. En 1812, plusieurs batteries rejoignent la Grande Armée en Russie : elles combattent à la Moskova et subissent des pertes terribles lors de la retraite. Malgré cela, le régiment est reconstitué en 1813 et engagé dans la campagne d’Allemagne, notamment à Lützen, Dresde et Leipzig. En 1814, il combat sur le sol français, couvrant les retraites et défendant Paris. Pendant les Cent‑Jours, il est partiellement reformé et certaines de ses batteries participent à la campagne de Belgique, jusqu’à Waterloo.

À la chute de l’Empire, le régiment est dissous puis réorganisé, mais il conserve dans ses traditions les noms des grandes batailles où il s’est illustré, témoignant de son rôle constant dans les victoires et les épreuves de la Grande Armée.

A) Avers et revers du guidon du 4e Dragons affecté au 2° Bataillon du 1er Régiment de Dragons à pied. Distribué en Décembre 1804, la soie, d’une seule épaisseur, mesure 0,60 m de haut sur 0,80 m au plus large. Tous les ornements sont peints à l’or fin et ombrés de brun. Notre schema ci-dessus représente les proportions d’un guidon avec un dragon de hauteur moyenne (1,65 m – 1,70 m).

B) Uniforme de grande tenue de Maréchal des Logis Chef (les galons sont argentés).

C) Havresac d’Infanterie modèle An X (octobre 1801) sur lequel on a fixé deux courroies de buffle afin de lier la capote.

D) Ceinturon et sabre. Lorsque le Dragon est à pied il passe le premier anneau de bélière dans le crochet de verrouil fixé après le ceinturon. Le ceinturon du Maréchal porte-Aigle n’a pas de porte-baïonnette.

E) Casque, la bombe, le cimier et les jugulaires sont en cuivre et en laiton. Turban de « peau de chien de mer », visière de cuir noirci.

La Chapelle Sainte-Barbe

Au sommet de la rue du Calvaire se trouve une petite Chapelle dite du Calvaire qui, à la fin du XIX ème siècle, remplaça une chapelle plus ancienne (milieu du XVIII ème siècle) qui se trouvait pratiquement au milieu du croisement de la rue du Calvaire et de la Grand’Rue. D’ailleurs, les charretiers avaient pris l’habitude de passer par la droite, derrière la chapelle pour se rendre en ville, et par la gauche, devant la chapelle, pour en revenir. Ce fut sans doute là, le premier sens unique instauré à Châtelet. C’est certainement pour résoudre ce problème de voirie que la Chapelle a été démolie en 1888 pour être reconstituée telle que nous la connaissons actuellement au coin de la rue de la Praie et de la Grand’Rue.Le Calvaire, monument composé d’une croix et résultant du nom de la colline où Jésus fut crucifié, quant à lui, aurait été érigé dans les années 1730.La Chapelle du Calvaire s’est vue une première fois restaurée par la compagnie des « Voltigeurs d’Élite » et sous la surveillance du Vieux Châtelet entre mars et avril 1971. Bien que ne disposant pas de moyens financiers importants, les Voltigeurs d’Élite, qui comptaient en leurs rangs des artisans et des hommes de métier, ont rendu vie à la Chapelle. Après sa restauration, la Chapelle put bénie le 20 mai 1971, jeudi d’Ascension précédent les festivités de la Marche Saint-Roch.Après la dissolution de la compagnie, la Chapelle est restée dans l’oubli juqu’en 1998, où elle est finalement restaurée à l’initiative de la Compagnie des Artilleurs.Depuis lors, elle abrite la statue de sainte Barbe, notre patronne, et sert de reposoir à la statue de saint Roch, lors de la Royale Marche Saint-Roch.Aujourd’hui, c’est Madame Josée Romain qui l’entretien bénévolement.Merci Madame!

Projet de la restauration de la Chapelle du Calvaire de la compagnie des Artilleurs

En 1996, Robert Baurant (Président) et André Sainthuile (Trésorier), soumettent le projet de la restauration de la Chapelle du Calvaire aux membres de la compagnie des Artilleurs qui marquent leur accord (02/08/1996).

Monsieur Marcel Nihoul, de l'asbl "Le Vieux Châtelet", est invité à participer au projet comme consultant (26/08/1996).

À partir de septembre 1996, le projet de restauration est rédigé, soumis au comité de la Marche Saint-Roch ainsi qu'au Collège Communal, et la Chapelle est ouverte pour constater les dégâts et estimer l'étendue des travaux intérieurs et extérieurs qui devront être effectués.

Les travaux commencent le 24/02/1998 et se terminent fin mars de la même année. L'inauguration et la bénédiction de la Chapelle ont lieu le samedi 23 mai 1998 à 16h lors des festivités de la Marche Saint-Roch.

Liste des artilleurs qui ont participé à la restauration :

Robert Baurant

André Sainthuile

Jean-Pierre Leroy

Didier Francis

Guy Gérard

René Giunchi

Michel Duray

Christian Vandelois

Raes

Philippe Huynen

Souvenir offert à l'occasion de l'inauguration :
Souvenir offert à l'occasion de l'inauguration :

L'intérieur

Au dessus de l’autel, le Christ est en bois polychrome, et les statues de la Vierge et de l’apôtre Jean, sont en terre cuite.

Le Christ mesure 180 cm de haut, la Vierge 111 cm et Jean 110 cm. Ils sont de style baroque et semblent dater de la deuxième moitié du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème.

Contacter la Compagnie

Silvio Cordaro - Président

Rue des Gravelles, 54
6200 Châtelet

Téléphone

+32478/28.64.96

info@artilleurschatelet.be

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