Le 2è Régiment des Grenadiers à pied de la Royale Marche Folklorique Saint-Roch de Châtelet Ce qui allait devenir le Régiment des Grenadiers était déjà présent en 1961 lors de la recréation de la Marche, sous forme d’un peloton intégré à la Compagnie Saint-Roch. Les participants étaient à l’époque vêtus d’un uniforme dit « second Empire ». Leur Officier était Michel POLEN qui deviendra par la suite le Colonel-Commandant de tout le bataillon. Au mois d’avril 1962, cette Compagnie participa à un défilé à Mons et ensuite au mois d’août de la même année, le peloton des Grenadiers, alla renforcer les rangs de la Marche Saint-Roch d’Acoz. Cette participation fut renouvelée en 1963 et 1964, mais pour cette dernière année les participants étaient vêtus de l’uniforme du 1er Empire. Dès 1965, le peloton des Grenadiers possède sa propre batterie et porte enfin le titre de 1er Régiment des Grenadiers à pied. En 1969, ils reçoivent leur drapeau. Celui-ci avait été entièrement confectionné et payé par la maman de Michel POLEN. C’est également cette année que la toute première ligne de Sapeurs Grenadiers barbus sera créée. Elle sera sans cesse imitée, mais jamais égalée. Elle reste encore à nos jours une des fiertés de notre Régiment. Pour faire partie de cette saperie, le Sergent sapeur ainsi que les sapeurs doivent obligatoirement être réellement barbus. Cette condition est exigée uniquement à Châtelet. Au mois d’août 1974, sous la conduite de leur Officier Marcel DURET, ils se déplacent à Gilly pour la fête des Corvées. En 1976, un détachement du Régiment se déplace à Forchies, sur invitation de Daniel DEBLED porte-drapeau de la Marche Saint-Roch de Châtelet. Ils ont pour mission la renaissance de la Marche du « Tour de la Vierge », qui a lieu traditionnellement le lundi de Pentecôte. Notre mission atteint l’objectif escompté par notre hôte et nous y serons encore présents durant de nombreuses années. Petit à petit le Régiment s’étoffe en participants et dès 1979, nous nous équipons de différentes pièces d’uniforme : hache à marteau pour les sapeurs, cocardes tricolores, glands blancs pour le colback, dragonnes pour le briquet, etc… L’année 1980 verra notre participation au centenaire de la paroisse de Châtelet Faubourg. …Du 1er Régiment au 2è Régiment des Grenadiers à pied…. Le fait le plus marquant de cette année 1980, fut sans conteste la réalisation de notre nouveau drapeau, l’ancien ayant rendu bien des services. Nous décidons d’en faire broder un conforme à celui de l’époque napoléonienne. Celui-ci est toujours le drapeau actuel de notre Régiment. Il fut réalisé, » à la main » par une dame habitant « Erquelinnes ». En réalité, sans que nous le sachions, cette dame travaillait en sous-traitance avec une société de Châtelet qui elle, le réalisait à la machine à broder. La dame ne servant qu’à assembler les deux faces. De nombreuses fois, nous fîmes le déplacement à Erquelinnes pour admirer l’état de son avancement sans savoir, qu’en réalité, il était confectionné dans notre cité à deux pas de chez nous ! Ce nouveau drapeau, suite à une erreur de notre Erquelinnoise, possède une faute. Le 1er Régiment des Grenadiers a été brodé 2è Régiment des Grenadiers. C’est ainsi que cette même année, nous sommes devenus, sans le vouloir, mais bien par la force des choses et des finances… pour éviter les frais d’ une nouvelle broderie, le 2è Régiment de Grenadiers. Le drapeau fut enfin baptisé le 17 mai à Châtelet. En 1981, nous fûmes invités à aller faire une prestation pour séminaire de « l’International Police Association » à Châtelineau. Citons encore, différentes prestations : la reconstitution de la bataille de Waterloo, une nouvelle participation à la fête des Corvées à Gilly ainsi que des déplacements à Aniche (F), Marcinelle, Falaën, Offranville (F), Dieppe (F), Firminy (F), Bricquebec (F), Rethel (F), Sierck-les-Bains (F), Marengo (It), et trois fois à Vimoutiers (F) parfois à titre de 2è Régiment des Grenadiers, parfois dans le cadre d’un déplacement de la Marche Saint-Roch. A chaque place, des souvenirs sont venus graver les mémoires et des amitiés se sont créées. Je m’en voudrais de ne pas citer quelques noms d’amis disparus tout en remerciant bien entendu nos épouses pour leurs patiences et parfois les sacrifices qu’elles ont dû concevoir. Au rayons des noms nous aurons les : E. Marc; M. Polen; D. Debled; C. Bal; C. Dewez; D. Koch; V. Malotaux; J. Pieret; R. Barbier; F. Magoche; C. Wathelet; L. Bertrand; O. Guyaux; R. Leroy; R. Wathelet; C. Michaux; J-P Hennequin; R. Guyaux; L. Somville; sans oublier notre « Maître à Tous » Jean-Claude CAMBERLIN et bien d’autres encore sans qui, dans l’ombre, activement, financièrement, ou toute autre chose en « …ment » notre Régiment ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Depuis plusieurs années, les Grenadiers restent de plus en plus à Châtelet et effectuent uniquement la Marche Saint-Roch, le dimanche qui suit le jeudi de l’Ascension. Nos uniformes sont sans cesse en évolution tout en respectant le règlement uniformologique de la Marche. Comme le prévoit l’Association des Marche Folklorique de l’entre-Sambre-et-Meuse, nous nous interdisons toute prestation à caractère carnavalesque. Nous ne pratiquons pas de reconstitutions historiques. Nous participons à une Marche folklorique ayant pour objectif la procession d’un saint et ou de ses reliques au travers de notre cité. Nous n’avons pas la prétention de clamer que notre Régiment est le plus beau de la Marche, mais bien qu’attaché aux valeurs et traditions de nos notre terre d’entre Sambre et Meuse, nous nous réjouissons de porter l’uniforme qui était le mieux aimé de l’Empereur